En arrivant à Lima mardi je me suis installée dans une auberge sympathique de Miraflorès, ville de la banlieue huppée et touristique parce que plus sûre que le centre de Lima. J’ai échangé deux mots avec Adam un anglais de mon dortoir et me suis retrouvé à la place d’un autre Adam, à Buenos Aires, quand je lui ai dit que je quittais l’Amérique du sud dans quelques jours. Ben oui hein « game over » !
La première étape fut d’aller chercher mes billets d’avions. Je crois vous avoir épargné cette énième mésaventure mais pour résumer je suis un boulet et j’ai donc fait expédier mes billets achetés sur internet depuis la Bolivie…à Douarnenez ! Or il s’avère après 15 mails, 20 coups de téléphone et 3 passages dans différentes agences que je ne peux pas changer de billets et les retrouver au Pérou sans les faire expédier par ma moman. C’est beau la technologie d’une compagnie internationale je trouve…Une fois obtenue cette information, encore fallait il trouver une adresse où les faire envoyer, (ben oui parce que depuis la disparition du Sentier lumineux j’ai plus de réseau au Pérou) et j’ai donc appelé l’ambassade qui m’a donné sans problème et en un seul coup de fil l’adresse pour me les faire expédier au consulat. En plus les dames ont été toute gentilles à chaque fois que j’ai appelé pour savoir s’ils étaient arrivés et j’ai passé en tout et pour tout 15 minutes au Consulat dont 10 minutes d’attente qui m’ont valu un « merci d’avoir attendu ».
Pour résumer les services consulaires ca marche comme ca : quand vous leur demandez de faire leur boulot vous êtes accueillie du bout des lèvres et quand vous demandez un service on vous fait des bisous. Non en vrai l’explication que j’ai trouvé c’est que les employées de Buenos Aires ont remarqué que la ville ressemblait à Paris et se sont adaptées en conséquence…
Bref à part ca j’ai beaucoup glandouillé à Lima : encore sous le choc du Macchu Picchu j’ai pas très envie d’enchainer les visites et j’ai surtout marché au bord de la mer (revenue à la civilisation grâce à mon jean tout neuf ) qui est fort jolie. L’un des événements les plus forts de ce petit séjour a été ma soirée devant « Indiana Jones et le crâne de cristal », je m’étais dit que ce serait chic vu que ca se passe au Pérou …ô consternation ! Ca partait plutôt bien mais à la fin ils se sont craqué complètement mais au moins c’était rigolo de le voir ici : les murmures et les rires quand on voit l’ ‘’aéroport de Nazca’’ (genre aéroport international) ca valait son pesant de pop-corn !
C’est ma dernière occasion de vous parler des petites joies de la vie au Pérou : je ne vous ai pas parlé de l’Inka Cola boisson et fierté nationales jaune à bulles et au goût de gros chewing-gum des machines à2 francs ; je ne vous avais parlé des sollicitations permanentes quand on marche dans les rues des villes touristiques « Restorane seniorita ? Restorane ? » « Massâche leïdi ? Manikioure ? Pedikioure ? Waxingue ? » « macchu picchu ? » « taxi ? » épuisants et désagréable effet « vache à lait » ; enfin je ne vous avais pas parlé de l’extraordinaire musique locale avec d’une part la flûte de pan (la PUTEIN de flûte de pan !) et d’autre part la musique radiophonique où TOUTES LES CHANSONS se ressemblent avec deux thèmes au choix « je suis heureux depuis que je te connais » ou « je suis si triste depuis que tu es partie », alors ok ce sont techniquement les même que chez Miossec mais les phrases ci-dessus ne sont pas des résumés moqueurs, ce sont des traductions littérales !!!
Pour ma dernière journée à Lima j’ai fait un tour dans le centre et sur la place principale je suis tombée sur…un défilé de saints géants et de groupes folkloriques ! Non merci j’ai déjà donné… J’ai enfin visité un musée ou en tout cas essayé en allant à celui « de la Nacion » réputé le plus beau du pays voire du continent. Mais voilà je n’y ai vu que deux expos, le reste étant fermé depuis le sommet des pays d’Amérique du sud où-mon-président-ne-s’est-pas-rendu qui a eu lieu ici. Du coup ils ont mis des échantillons dans une salle qui, des céramiques préhispaniques aux peintures de l’époque coloniale s’est transformée en une note de synthèse de tout ce que j’ai vu et appris au Pérou
En rentrant, je prends un taxi à qui je raconte une ultime version en espagnol de mon histoire d’amis imaginaires, encore un truc dont je ne vous avais pas parlé : mes mesures de sauvegarde, avec qui j’ai toujours un rendez-vous, ont toujours une vie géniale de profs de français expatriés depuis longtemps qui sont miraculeusement en congés quand j’arrive. C’est pas génial ca ?
Je commence quand même à avoir un peu hâte de retrouver les vrais, faut dire que j’aime pas trop Lima et que j’ai aussi hâte de voir le feu d’artifice nord-américain. Mais quand même l'amérique du sud ben c'était bien...