Ciudad et Familia Viejas

Récits de voyage > journal de voyage
Uruguay - Montevideo
de Chloé, le 20-02-2008

Ciudad et Familia Viejas

Déjà un mois que je suis partie, je suis pas vraiment où je pensais vaguement être à cette date ! Aucune importance je m'étais surtout promis de prendre mon temps...
Bref. Aujourd'hui visite de la vieille ville, la "ciudad vieja" en VO, attrait principal de Montevideo parait il. La marche depuis mon hotel en longeant la mer me prend une heure : palmiers, promeneurs, sportifs (oui y a des gens qui courent par 38* -voir photo je ne mens pas- des fois l'âme humaine m'est incomprehensible...), soleil et de l'eau qui fait semblant d'être de l'océan alors que c'est meme pas vrai, tout ca me rappelle Ajaccio.
J'arrive dans la vieille ville juste au moment où je dois appeler Maria Ines, une de nos lointaines cousines.* Rendez-vous est pris pour les jours suivants et d'abord pour demain avec soirée Carnaval ! On va assister à l'un des spectacles quotidiens (le carnaval dure plus d'un mois). Encore un truc dans mon équipement pour me la péter en soirée "Ouiiii mais moooi tu voooois quand j'étais au carnaval de Montevideo (un des plus grands du monde tu savais pas ?)..."
Ensuite c'est l'heure d'aller manger et je décide de jouer à Paris Hilton en m'offrant le luxe du resto le plus cher depuis que je suis partie : 450 pesos ! Et là vous vous dites "ca y est elle a craqué elle se paye des restos à 100 euros !" Ah ah ! C'était un piège pour voir si vous suiviez...J'ai encore changé de monnaie, c'est toujours des pesos mais maintenant je ne divise plus par 4.5 mais par 30 (c'est quand même vachement bien comme idée la monnaie unique !). Ca reste bien plus cher que d'habitude mais je voulais gouter leur poisson. Ca valait le coup, j'ai bien mangé merci.

Je me rends ensuite au musée du carnaval à deux pas : situé dans un ancien entrepôt décoré de voiles colorés, l'endroit est beau et instructif. Je lis attentivement les panneaux explicatifs pour bien comprendre ce qui se passera demain et en apprend un peu plus sur l'histoire du carnaval. Comme à Rio tout ca part de la musique des esclaves noirs et de leurs tambours, traditions qui se mèlent à celles du carême chrétien des colons et donne le carnaval, d'abord interdit avant d'être institutionnalisé. Bref, il faut donc remercier les inventeurs de la traite des noirs non seulement pour le blues, le gospel et le rap mais aussi pour ce joyeux bordel coloré que des gens viennent voir des quatre coins du monde (!)...
Après ces explications, exposition de costumes magnifiques(voir photos) je me régale, vivement demain !
Sur la route du retour vers l'auberge je fais un arrêt au MAPI, "Musée d'Art Précolombien et Indigène". Le batiment, "demeure typique des immigrés de la fin du 19ème" vient d'être restauré et le musée est en cours d'aménagement. C'est donc encore petit (3 expositions : prehistoire, premier millenaire et missions jesuites) et je n'apprends pas grand chose mais ce n'est pas non plus un moment très désagréable.
Retour ensuite à l'auberge où je terminerais ma journée devant "Will Hunting" (rebaptisé "La ruta del destino"...vas comprendre Charles) en VoST castillano...


* Puisqu'il va être pas mal question de généalogie dans les jours qui suivent, je profite de cette journée calme pour tenter de faire un bref résumé de l'épopée familiale,pour les rares lecteurs qui ne serait pas membres de la tribu et que je n'aurais pas encore saoulés avec cette histoire.
Le papa du papa du papa de mon papa (air connu), autrement dit mon arrière arrière grand père avait 5 enfants et trois d'entre eux, dont Martin, partirent chercher fortune et gloire à Montevideo, Uruguay. Oui mais voilà, l'amoureuse de Martin elle, elle était partie à la Nouvelle Orléans. Du coup, qu'à cela ne tienne, celui-ci reprend le bateau pour la Nouvelle-Orléans (en passant par l'Italie mais c'est une autre histoire) laissant là les frangins. A la Nouvelle Orléans il fait des enfants, dont Jean et Auguste. Toute la petite famille rentre aux bercails en 1912 pour la suite de ses très nombreuses aventures (et continue à recevoir des nouvelles des oncles d'Amériques).
De ces enfants de Martin nés aux Amériques, naitront un paquet de gens brillants, cultivés et super beaux et moi : Jean (Canton donc vous l'aurez compris) se mariera et aura des enfants dont Joseph, mon papa tandis qu'Auguste de son coté sera papa de Pierrot qui deviendra le papa de Christophe. Voila pour ma branche, vous êtes autorisés à faire un dessin ca va encore se compliquer.
De l'histoire familiale (dont je n'ai fait qu'un très bref resumé je vous le rappelle) j'ai cherché très petite à tout savoir, fascinée par la malle dont je parlais la derniere fois et qui etait pleine de papiers en tout genre(dont nos emprunts russes, autre mythe) et de photos que je passais des heures à trier, photocopier et ranger (si si y a des preuves !). Parmi les photos, certaines avec le nom d'un photographe et une adresse à Montevideo. Et c'est comme ca que nait pour moi la légende : nous avons des cousins à Montevideo, en Uruguay. Aucune idée d'ou ca se trouve à l'epoque mais je trouve que ca sonne vachement cool !
Derniers épisodes en date, l'été dernier je rencontre pour la premiere fois Christophe (fils de Pierrot, cousin de mon papa. Oh faut suivre un peu !) qui passe des vacances à Escos dans la maison familiale où je me trouve aussi avec Yannick. Il nous raconte son séjour à Montevideo en 2003 et sa rencontre avec ces fameux cousins (à la mode bretonne pour le coup ;) ). Et "last but not least" avant que je parte, Christophe m'a transmis les coordonnées de celles qu'il avait rencontrées : Susana Canton (fille d'un cousin germain de nos grands-pères) et de Maria Ines dont j'ignore encore à quelle branche elle est accrochée.
Vous suivez toujours ? Bravo vous avez mérité qu'on mange un jour du foie gras à votre santé sous l'arbre de la cour !

retour aux autres articles du journal

 

Commentaires sur cet article
roger
Bonjour chloe
il me semble que tu connais à peu prés l'histoire de m'émigration béarnaise en amérique latine. Mais, Martin ne fut pas le seul à émigrer, au moins deux frères à lui y allérent aussi. L'un d'entre eux ne rentra pas en France, et fonda une famille là-bas. Je pense que c'est sa descendance que tu rencontreras. Pour le reste, tu as bien recollé les morceaux, mais il faut que tu saches aussi qu'avant Martin, il y avait aussi la génération d'avant qui était déjà partie. Donc, ce n'était pas complétement des aventuriers non plus. Martine disait que tout ça était la conséquence du droit d'ainesse qui subsista jusqu'au vingtième siècle au Pays Basque et au Béarn: les fermes étant tellement petites, les partager les rendaient invivables pour tous, donc l'ainé des garçons en héritaient. Les filles n'entraient pas en ligne de compte.
Il est possible que tu saches déjà tout ça, mais tant pis, il vaut mieux se répêter que se contredire, c'est mon avis et je le partage.

Assez radoté, bonne suite
 

Ajouter votre commentairee

Dernieres actualités
11/07/2008 : Photos de New York
11/07/2008 : I'm leaving today...
09/07/2008 : Start spreadin the news...
07/07/2008 : Le train sifflera trois jours
03/07/2008 : California dreaming
02/06/2008 : Cause you had a bad day...
01/06/2008 : Voilààà c'est fini
25/05/2008 : Dans la vallée Oh oh...des Incas lalilala
22/05/2008 : Nom de Dieu !
18/05/2008 : Vous reprendrez bien une ptite ligne ?
15/05/2008 : Tutu tutu tutu tutu tutuuuu tuuuuu tuuuuuuuuuu tututuuuuuu (version revisitèe d'El Condor Pasa ! si si)
12/05/2008 : Ou comment aucun Dieu n'aime les femmes...
09/05/2008 : Arrivée au Perou. Première étape : le bout du monde
05/05/2008 : L'aventure t'appelle, n'attends pas et cours vers elle...Aaaah ahah ahah
03/05/2008 : With yellow feathers in her hair and a dress cut down to there...


Autres liens :

Tags
Ciudad et Familia Viejas - Montevideo - Uruguay -